Complément du communiqué de presse du 25 mai 2013

 

Le collectif « Un collège de proximité » a rencontré le conseil général et l’Union de Quartier Berriat-Saint-Bruno. Le collectif et le conseil général sont tombés d’accord sur la nécessité d’un collège supplémentaire dans le Nord-Ouest de Grenoble. L’Union de Quartier partage le constat que la population augmentant de 40% en dix ans, les équipements publics (écoles, collège, périscolaires,…) doivent suivre. Le collectif va continuer ses actions jusqu’à ce que des assurances soient apportées aux familles du quartier.

Le collectif « Un collège de proximité », suite à un projet de resectorisation du collège Fantin-Latour, a mené sa propre enquête pour déterminer l’évolution des effectifs du secteur du collège Fantin-Latour entre 2013 et 2020. La conclusion est qu’il manque l’équivalent d’un collège de quartier sur le secteur 1 de Grenoble. Le conseil local FCPE du collège s’est adressé au conseil général pour l’avertir de la situation et demander que des solutions pérennes soient apportées.

Il manque un collège: constat partagé par le conseil général

Le collectif, représenté par des parents délégués des écoles du quartier et par le président du conseil local FCPE du collège, a été reçu le 19 avril par M. Colomb-Bouvard, Vice-Président du conseil général de l’Isère (CGI) chargé des collèges, accompagné de Mme Crifo, conseillère générale, représentante du CGI au conseil d’administration du collège Fantin-Latour, de M. Aronicca inspecteur académique adjoint et de la direction Education-Jeunesse du CGI. Les estimations faites par le collectif ont été discutées et comparées avec la prospective effectuées par les services du conseil général.

Le conseil général a estimé que le collège Fantin-Latour allait très rapidement être en sureffectif, atteignant un excédent de 300 élèves en 2020. Le collectif avait trouvé de l’ordre de 700 élèves. La différence s’explique par le fait que le logiciel du CGI intègre les mouvements entre secteurs. Le collectif a découvert que non seulement le collège
Fantin-Latour serait en sureffectif de 300 élèves, mais que ce serait également le cas du collège Stendhal (200 élèves) et du collège Champollion (130 élèves). Au total sur les trois collèges du nord de Grenoble, le sureffectif s’élèvera à 634 élèves, soit pas loin des 700 élèves estimés par le collectif. Même en incluant la capacité d’absorption du collège Aimé Césaire, situé plus au Sud et proposé comme solution par le CGI, il reste 469 élèves à scolariser… Soit l’équivalent d’un collège.

Des solutions ont été évoquées, comme la relocalisation dans un collège vide du sud de Grenoble des sections internationales du collège Europole, sachant que la plupart des élèves de ce collège ne viennent pas du secteur 1 surchargé. Cette solution, qui éviterait la construction d’un établissement n’est pas validée par le représentant de l’Education Nationale et très discutée par les deux représentants du conseil général. Le collectif a demandé à ce que des solutions soient trouvées très rapidement. Le conseil général a donné rendez-vous au collectif début juillet pour proposer des solutions.

 Un quartier en forte expansion, des écoles et un collège saturés. 

Le conseil d’administration de l’Union de Quartier Berriat-Saint-Bruno a souhaité auditionner les parents du collectif. Invités le 6 mai, les parents d’élèves des écoles du quartier et du collège ont présenté la situation explosive dans les groupes scolaires qui craquent de partout: Ampère, Anthoard, Chorier et Jaurès. Partout des manques de locaux (qui amènent à changer la fonction de salles communes et mettent à mal la réforme des rythmes scolaires), des cours trop petites, ici une cantine qui déborde, là des récréations décalées,…

Le constat est dressé que tous ces dysfonctionnements ont une seule et même cause: l’accroissement massif du nombre d’habitants du quartier qui n’est pas accompagné des équipements scolaires. Ce développement urbain mené depuis 10 ans avec le quartier Europole, les immeubles Lustrucru, la ZAC Bouchayer-Viallet et maintenant le clos des Fleurs, a induit cette accroissement d’enfants scolarisés. Les collectivités locales n’ont rien fait d’autre que des ajustements à la marge qui dégradent depuis des années les conditions de vie et de travail de la communauté éducative, et atteignent leurs limites ultimes aujourd’hui.

Les estimations faites pour le collège (400 élèves en trop en 2020) peuvent être transposées pour les écoles maternelles et élémentaires et comme la durée de la scolarité y est deux fois plus longue, c’est 800 écoliers qui sont attendus, soit deux grosses écoles. La Ville a décidé de construire une école à côté du Clos des Fleurs, mais le collectif insiste sur le besoin d’une autre école primaire près de la maternelle Diderot.

Les administrateurs de l’Union de Quartier présents ont partagé le constat du collectif. La discussion a permis de mettre en évidence l’absence aussi d’équipements de jeunesse, culturels et sportifs.

Quels équipements publics pour accompagner la population?

Le collectif « Un collège de proximité » va continuer ses actions pour interpeller la Ville et le conseil général. Le quartier voit sa population augmenter de 40% (10,000 nouveaux habitants pour 27,000 habitants recensés en 2009). Les équipements publics, dont en priorité les écoles, un collège, doivent suivre. Le collectif va continuer ses actions jusqu’à ce que des actes concrets soient pris par les élus.

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