Compte-rendu réunion CCS1 du 20 juin 2013

Cette réunion a été rendu possible par l’initiative de Lorenzo Ciampolini, co-président habitant du CCS1, souhaitant que le CCS pose les bases d’un groupe de travail tripartite ville/conseil général/habitants et permette de suivre sur le long terme cette concertation.

Ce document est le compte-rendu réalisé par les membres du collectif présents à cette réunion.

Introduction sur les écoles

En l’absence de P. Bron et C. Crifo, pas encore arrivés (retenus par les rythmes scolaires et les réunions budgétaires au CG), P. Garcia (élu de secteur, co-président CCS1) démarre sur la conférence de presse du matin de Destot où Mr le maire a annoncé une nouvelle école élémentaire pour le quartier. Garcia reconnait que la mobilisation sur le quartier et la réception d’une délégation par le Maire ont accéléré les choses. Quelques remarques pointent que le CCS1 alerte déjà depuis un moment…

Sur le secteur 1, la situation devient:

  1. L’école Jean Macé, trop vieille va être reconstruite en face. Elle contiendra 15 a 17 classes. Elle accueillera les enfants du Clos des Fleurs. Livraison 2017 ou 2018
  2. Nouvelle école à Berriat, annoncé lundi par P. Bron et confirmé le matin. Cela devrait être une petite école (10 classes ou moins). L’objectif est que la livraison sont d’ici 2,5 à 3 ans. La fin de l’étude est prévue dans 6 mois.
  3. Ecole pour « Cambridge », terme plus lointain (15 ans), plutôt petite.

Réunion sur les collèges

L. Ciampolini débute la «vraie» réunion CCS1:

  • Rappel de la création du collectif
  • Puis création de la lettre ouverte/pétition
  • Au comité de suivi Presqu’ile où des réserves foncières ont été annoncées comme disponibles si le besoin de collège se confirme.

Thèmes de discussion possible proposés 
pour ce soir :

  • Quelle est l’étape actuelle ? ni un conflit, ni encore une concertation ! c’est une discussion
  • Demande si le diagnostic de l’évolution démographique est partagé entre le collectif et le CG ? réponse oui !
  • Questions Solutions : construction d’un collège vs mesures d’accompagnement (communes avoisinantes, collège international) ?

Etat actuel

C. Crifo poursuit par le problème des collèges et commence par le diagnostic sur l’état actuel :

  • Fantin Latour est plein
  • En 2020, Fantin Latour et Aimé Césaire seront pleins (+ 400 collégiens en excès)
  • Aujourd’hui 1800 places de libre en collège sur la ville et près de 5500 sur l’agglo.
  • Un collège coûte 20 à 30 M€

Mme Crifo poursuit en disant que la carte scolaire des collèges est forcément plus large que pour les écoles élémentaires et que l’agglo est bien pourvue en transport public. « Ce n’est pas la distance qui compte mais le temps de transport ». Elle n’a pas d’ailleurs pas de réponse à la question de ce qu’il est acceptable comme temps de transport pour un collégiens isérois. Elle souligne néanmoins qu’en 30 minutes on traverse tout Grenoble !

Constat sur la Cité Scolaire Internationale

La CSI dépend de l’Education Nationale uniquement même si le bâtit appartient au CG, le CG n’a aucun pouvoir de décision. l’EN est aujourd’hui opposée à son déplacement car la CSI a été pensée pour les étrangers du polygone et ceux-ci auraient peur qu’on les rejette.
La CSI a des conventions avec les organismes de recherche tel l’ESRF, l’ILL,… conventions qui imposent un accueil pour les enfants des travailleurs étrangers de ces sites. A la question du contenu des conventions, elle a répondu qu’elle ne savait pas (cela serait intéressant de regarder de près ces conventions). De plus la CSI est un collège ET un lycée, les profs enseignent à l’un et à l’autre, on ne pourrait séparer le collège du lycée.

Mme Crifo affirme que la question de la resectorisation de la CSI a été officiellement posée à l’EN par le CG. Cette option est rejetée aujourd’hui. Donc même s’il n’est pas impossible pour la CSI d’accueillir d’autres enfants cela semble vraiment compliqué mais ni la ville ni le CG ne peuvent quoi que ce soit, c’est les prérogatives de l’EN.

Nous rappelons que l’existence de sections internationales n’est pas du tout remis en cause. Nous trouvons simplement que des bâtiments détenus par le CG dans ce secteur en forte croissance démographique pourraient être une solution pour accueillir des enfants du quartier, le temps qu’un collège de secteur soit créé. Le collectif souligne l’ambiguïté des arguments sur la proximité des infrastructures qu’utilisent les promoteurs immobiliers pour vendre des appartements.

Rappel historique sur les collèges

Suite à des questions diverses, C. Crifo fait un bref rappel historique.
Elle participe depuis longtemps au CA de Fantin Latour qui a été refait en 2001 (capacité a été doublée). Tout ça pour prouver qu’une situation n’est pas figée. Elle souligne qu’auparavant les gens ne voulaient pas y mettre leurs enfants et préféraient les envoyer aux eaux claires ou dans le privé. Elle rappelle aussi la création du collège Aimée Césaire en remplacement d’Ampère et des eaux Claires puis les désectorisations successives vers Champollion et Aimée Césaire (Ecole Vallier). Elle rappelle qu’il n’y aura pas de modification de carte scolaire cette année.

Besoin de visibilité

Nous rappelons que nous avons besoin d’une visibilité claire à moyen et long terme. Que se passera-t-il pour une fratrie, un par collège en fonction des années d’entrées ?

Mme Crifo affirme que le CG a fait des projections jusqu’en 2020, en intégrant tous les projets urbains. Dixit C. Crifo, pour Colomb Bouvard, la question est l’optimisation de la fréquentation des collèges. Il n’y a pas de problème avant 5 ans. Il y a des places libres, surtout dans le sud grenoblois. Mais elle reconnaît que quoi qu’on fasse ces établissements ne se rempliront pas. Seuls les parents n’ayant pas les moyens de mettre leurs enfants dans le privé scolarisent leurs enfants dans ces établissement. Le CG envisage donc de fermer un des 2 établissements (Village Olympique – Villeneuve) et de reconstruire plus au nord.

Des discussions ont lieu entre la ville et CG sur le sujet mais cela doit être réfléchi dans la globalité :

  • Le lycée Stendhal peut laisser sa place au collège
  • St Martin Le Vinoux a 250 places de libres (pour le projet esplanade par exemple)
  • Passerelle au bout de la presqu’île

Aujourd’hui, le CG n’a budgété aucun nouveau collège, mais tout n’est pas complètement figé. Quoi qu’il en soit, elle indique qu’il n’y a pas de problème de foncier.

Pour 2014, il va falloir retravailler la carte scolaire, cela doit être fait de manière intelligente pour que des enfants habitant devant Fantin Latour ne soient pas repoussés vers un autre collège. Mme Crifo affirme que la resectorisation de Vallier vers A Césaire n’a pas crée de fuite vers le privé.

Pour un nouveau collège, le CG pense avoir du temps pour prendre une décision. Si la décision de construction devait être prise, le foncier serait disponible.

Pour l’esplanade, il reste 250 place à St Martin le Vinoux, ne serait concerné que l’esplanade
 (pourquoi alors une passerelle au bout de la presqu’île ?)

Lettre des élus PS

Batterie de questions, échange concernant la lettre reçue par le collectif en provenance des élus du CG. Selon C. Crifo, le Collectif a mal interprété le contenu de la lettre.

Grenoble, Métropole ?

Suite à une remarque sur la possibilité de Grenoble de prétendre au statut de métropole (pouvant donner à celles-ci les compétences des CG et des régions sur les collèges et lycées), P. Bron indique que le statut éventuel de Métropole changera à terme les décisionnaires mais cela ne devrait pas affecter les décisions avant 10 ans.

Vision des écoles de P. Bron

P. Bron déclare aussi que toutes les décisions d’urbanisme ont été prises sous le mandat précédent sur la base d’une étude prospective qui s’est révélé totalement fausse. Les effectifs ont augmenté bien plus rapidement que prévu. Il reconnaît que la pétition a eu un effet sur la prise de décision d’une annonce d’un nouveau groupe scolaire sur Berriat Ampère. Il dit aussi que, maintenant, à chaque fois que l’on construit une école, un centre de loisir est également créé. Ceci permet que les locaux des écoles servent en dehors du temps scolaire. Puis il fait tout un discours sur sa vision du futur où il explique qu’à l’avenir les pays vont se rapprocher les uns des autres concernant l’organisation du temps scolaire et qu’il y aura plus de périscolaire. Les écoles devraient pouvoir servir en dehors du temps scolaires.

Inquiétude chez les habitants

C. Crifo revient sur l’action du Collectif qui créé l’inquiétude chez les habitants, et que cela est une situation plus facile que celle des élus qui travaillent aux solutions. Pour elle la pétition est partie trop tôt car nous ne sommes qu’au début de la concertation/discussion.

Batterie de réactions indiquant que les habitants sont réellement inquiets et que ce n’est pas la pétition qui provoque cela. Le collectif souligne que c’est le jeu démocratique et que la ville et le CG ont tous les canaux d’information à leur disposition.

Fête de quartier et union de quartier

P. Garcia revient sur le fête de quartier et reproche à B. De Lescure que l’UdQ ait accepté un stand « de pétition », cela ne devrait pas … C. Crifo rajoute qu’elle n’a toujours pas été reçue par UdQ pour échanger sur ces sujets. B. De Lescure l’invite …

Problèmes mélangés ?

P. Garcia indique que le collectif mélange tous les problèmes dans sa pétition, certains dépendent de la ville, d’autres du CG.

Réactions indiquant que les habitants en ont assez d’être des « balles de ping pong » d’un décideur à l’autre. Pour nous, c’est le même problème et que nous souhaitons avoir une analyse globale des problèmes qui sont tous liés.

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