Réunion des parents délégués du Secteur 1 à propos de la réforme des rythmes scolaires

Le 9 octobre 2013, des parents délégués du secteur 1 se sont réunis pour discuter de la réforme des rythmes scolaires et pour mener une action de suivi au niveau du secteur.

Cet article est le compte-rendu de cette réunion.

Présents : Eric Faudry, Laurent Ripoll et Agnès Gauthier (Anthoard – Elémentaire) ; Anne Socquet (Anthoard – Elémentaire et Diderot – Maternelle) ; Jérôme Martin (Ampère – Primaire et Buffon – Maternelle) ; Laure-Emmanuelle Hudry et Mondane Jactat (Jean Jaurès – Elémentaire) ; Alexa Chevallet (Jean Macé – Primaire) ; Géraldine Brunet (Vallier – Elémentaire) ; Eric Mercier et Laurence Coadou (Chorier – Maternelle et Elémentaire).

Moyen de suivi de la réforme des rythmes scolaires

  • Il est nécessaire de suivre cette réforme à deux niveaux : sur le terrain, au niveau d’une école pour faire remonter les expériences des différents acteurs et résoudre les problèmes pratiques les plus simples. Au niveau du secteur, pour croiser les informations, résoudre les problèmes structuraux et évaluer les impacts de la réforme.
  • Nous souhaitons par conséquent la mise en place de :
    • Conseils périscolaires pour chaque école, sur le modèle du conseil de cantine, réunissant représentants des élèves, enseignants (Directeur à minima), animateur (Référent à minima), représentants des parents, représentants des intervenants extérieurs (MJC, Centre Social, Centre de Loisir, Association, Professeur intervenant…) et représentants de la mairie. Ce comité devra se réunir au moins une fois sur chaque période entre des vacances scolaires. Les principales conclusions de ce conseil périscolaire seront communiquées lors du conseil d’école.
    • Comités de suivi pour chaque Secteur, réunissant des représentants de l’Inspection d’Académie, des conseils périscolaire, de la mairie, des structures d’accueil, des Conseil Consultatif de Secteur… Ce comité devra se réunir au moins une fois par trimestre. Ses réunions auront pour but d’identifier les points positifs et négatifs et les problèmes structuraux pour les résoudre. Ce comité permettra aussi d’évaluer les impacts de la réforme au niveau scolaire, périscolaire et familial afin d’y apporter des modifications si nécessaire.
    • Les données chiffrées recueillies quotidiennement par la mairie concernant la fréquentation, les effectifs d’élèves et d’encadrants, les accidents, nombre d’enseignant en Accompagnement Scolaire, etc devront naturellement nourrir les réflexions de ces instances.

Communication, inscriptions, répartition entre les différentes modalités

La communication vers les familles n’a pas été assez efficace, beaucoup ont encore une vision très vague de l’offre et de l’organisation du périscolaire et les parents ont eu beaucoup de mal à faire leur choix, notamment par manque d’information claires sur les intervenants, les modalités…

  • Les inscriptions, leur dépouillement et l’affichage des résultats ont également été décevants : fiches d’inscription et dépouillement différents pour les ateliers de la mairie et de la MJC, enfants sans atelier, doublon, affichage des résultats un jour trop tard…
  • Le passage entre le temps d’école et le temps périscolaire est parfois très chaotique : dans beaucoup d’écoles, cela semble être difficile avec des enfants qui partent sans que personne ne le sache (pb de sécurité notamment à Ampère) et des temps longs (à Jean Jaurès, les animateurs font l’appel pendant 3/4h pour ne perdre aucun enfant).
  • Le regroupement des enfants suivant leurs activités est un casse-tête car les modalités sont multiples et les enfants nombreux. A Chorier, le référent a pris l’initiative de fixer une carte plastifiée sur les cartables indiquant leurs activités périscolaire pour aider à la répartition des enfants. A Jean Macé, les enseignants ont bien voulu participer à cette répartition.
  • La mise à jour des listes journalières prend beaucoup de temps et surcharge les référents surtout pour la gestion des modifications ponctuelles. Un système comme celui de la cantine (annulation, réservation) est nécessaire ou au moins une centralisation par la mairie. Une boite à lettre pour joindre le référent serait utile.

Récréactive et temps méridien

  • La structuration et la qualité de la récréactive est très dépendante du référent présent dans l’école et de l’équipe d’animateur. Ainsi, dans certaines écoles des activités sont mises en place depuis quelques temps alors que d’autres n’en sont encore qu’au stade de récréation surveillée.
  • Avec de petits effectifs comme dans certaines maternelles, il peut y avoir un seul encadrant pour le groupe d’enfants, ce qui n’est pas acceptable, car cet encadrant ne peut laisser le groupe sans surveillance pour accompagner un enfant aux toilettes.
  • Le nombre d’encadrants est un point critique, ainsi à la maternelle Vallier, l’augmentation du nombre d’encadrants suite aux plaintes des parents a permis d’améliorer nettement l’offre périscolaire.
  • En maternelle, la gestion des entrées et sorties en flux continu est parfois source de beaucoup de tensions, de problèmes de sécurité et mobilise un encadrant qui ne peut donc pas prendre en charge un groupe d’enfants. Ces allées et venues empêchent la mise en place d’activités dans certaines écoles.
  • Dans certaines écoles avec des sorties en flux continu des activités se mettent pourtant en place (Diderot par exemple) alors que dans d’autres écoles avec des sorties à heures fixes il n’y a pas d’activités mises en place (Ampère et Jean Jaurès par exemple). Cela semble donc très dépendant des équipes et des modes d’organisation, qui sont hétérogènes.
  • Le manque de locaux est une inquiétude récurrente. Par mauvais temps, il semble très difficile d’accommoder les différents groupes dans le peu de locaux disponibles, dans des conditions acceptables pour la qualité des activités, le bruit et la promiscuité.
  • Comment sera pris en charge la réparation et le remplacement du matériel ? Quel budget pour les photocopies, impressions, feutres, papier… fournis pour l’instant par les écoles ?

Accompagnement scolaire

  • La qualité de l’accompagnement scolaire semble être en dessous de l’étude de l’année dernière pour des questions liées aux intervenants autres que les enseignants et à l’organisation et à la formation des groupes. La constitution des listes quotidienne est problématique.

Ateliers éducatifs

  • L’offre semble être très différente d’une école à une autre, il a été décidé la mise en commun de la plaquette de présentation des activités de chaque école.
  • Il est à noter des problèmes de communication et coordination entre la MJC, la mairie et les écoles.
  • Pour les Grande Section maternelle, le long trajet en pédibus jusqu’au Centre Social et l’heure tardive de fin de l’atelier ne semblent pas adaptés et pourrait expliquer le faible nombre d’inscription dans certaines écoles (Vallier par exemple).
  • Avec la réforme, les activités proposées via la mairie sont globalement plus variées et il faut vérifier si plus d’enfants en bénéficient et si ces enfants sont de milieux sociaux et économiques plus divers qu’auparavant. L’offre sportive disponible pour un enfant est plus restreinte qu’auparavant car cantonnée à ce qui est proposé pour son école.

Le référent et les animateurs

  • Tous les référents assument de grosses responsabilités en termes d’organisation et de sécurité notamment.
  • Dans les grandes écoles, le contrat de travail des référents n’est clairement pas adapté car le volume horaire est trop faible. Des référents ont effectué plus de 70 d’heures supplémentaires au mois de septembre alors qu’un volant d’une centaine d’heure est prévue pour toute l’année. Il faut des contrats à temps complet.
  • Le référent doit avoir à sa disposition un ordinateur portable, le soutien d’un secrétariat centralisé ou un outil informatique performant pour la gestion des effectifs.
  • Depuis peu à Anthoard, à la demande du référent, les animateurs viennent et sont payés à partir de 15h50 permettant une mise en place des activités avant l’arrivée des enfants.
  • Il a été clairement identifié que certains référents manquaient de formation sur la gestion d’une équipe (dans les grosses écoles il y a plus de 15 animateurs), la communication avec les parents, le fonctionnement de l’école, accident et sécurité. Beaucoup d’animateurs manquent de formation et d’expérience. Animateurs et référents doivent être formés par la Mairie avant et pendant l’année scolaire.
  • Les référents sont obligés d’improviser pour pallier au manque d’anticipation et de structuration en amont. Il est donc urgent de les réunir pour mettre en commun les retours d’expérience et que la mairie structure et uniformise par le haut les actions mises en place.
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