Compte-rendu de la rencontre du Collectif avec M. Chamussy le 10 mars 2014

Remarques préliminaires

Cette rencontre a eu lieu suite à l’invitation de M. Chamussy qui souhaitait rencontrer des membres du collectif. N. Beranger, coordinatrice de la campagne, nous a écrit à l’adresse .

L’ensemble de notre discussion n’est pas retranscrite ci-dessous car l’objectif de cette rencontre n’est que le collectif présente le programme de « Croire en Grenoble » mais bien d’échanger sur nos analyses respectives de la situation des écoles et du collège.

Présents :

  • Laurence Coadou (collectif)
  • Olivier Bourrion (collectif)
  • Jérôme Martin (collectif)
  • Yvan Ajlani (« Croire en Grenoble »)
  • Matthieu Chamussy (tête de liste « Croire en Grenoble »)

La rencontre commence par une description des situations des écoles du secteur faites par les membres du collectif. Cette description n’ayant pas été exhaustive (toutes les écoles n’étant de fait pas représentées), les détails ne sont pas redonnés ici. Par contre les points communs ressortent, à savoir :

  • Le manque d’équipement public par rapport aux nouveaux habitants (écoles, terrains de sport, …)
  • Les constructions de salles de classe, des adaptations des cantines scolaires aux nouveaux effectifs (ou à venir)

Le collectif s’interroge sur l’annonce de M. Destot indiquant que l’étude devait être faite avant décembre pour être prise en compte dans le Plan Pluriannuel d’Investissement. M. Chamussy nous indique qu’il n’y a jamais de débat sur les plans pluriannuels d’investissement, car il s’agit d’un document de travail pour la majorité. Il nous précise qu’il n’y a pas d’obligation légale sur ce point, mais que c’est une question de méthode et de transparence et que ceux-ci devraient être rendus publics et partagés avec l’opposition pour qu’il y ait discussion.

M. Chamussy propose, que pour chaque nouveau projet immobilier, il y ait une réflexion qui soit menée avec tous les acteurs (dont les conseils de secteur) concernant les capacités d’accueil scolaire et mais également en terme de besoin d’équipement. Il rappelle que, en effet, l’éducation est une des missions «nucléaire » de la commune.

Un petit aparté est fait par M. Chamussy sur le rôle des conseils de secteur. Selon lui, leur rôle devrait être bien différencié de celui des unions de quartier, en leur confiant deux missions principales (sans que cela n’empêche la rédaction d’avis sur d’autres thèmes) :

  • Prospective
  • Évaluation des services publics sur le secteur

Enfin, il propose de mettre fin à la coprésidence d’un élu dans les CCS, car le fonctionnement actuel (et la latitude de fonctionnement) serait trop dépendant de l’élu de secteur.

Les membres du collectif, reconnaissent que malgré leur investissement (conseil d’école, rencontre avec adjoint à l’éducation, CCS), les actions qui ont été les plus déterminantes ont été celles liées aux communiqués de presse et la pétition du mois de juin 2013.

M. Chamussy dit que nous sommes rentrés dans une logique de densification depuis le PLH de 2010, c’est à dire une construction de 1000 logements par an au lieu de 750 comme c’était le cas depuis 2005. Il souhaite revernir à ce chiffre. Ensuite, il dit qu’il ne faut pas croire que pour une commune construire beaucoup de logement rapporte, par exemple en terme de taxe foncière, car si les équipements publics qui sont nécessaires sont construits en même temps cela coûte plus que cela ne rapporte.
A titre d’exemple, il précise qu’en général lors de nouvelle ZAC, le nombre de logements qui sera construit est toujours connu avec précision, alors que les équipements publics et les terrains réservés le sont avec moins de précision.

Le collectif indique que le PLU précise, par exemple, le nombre de places de parking lors de nouvelles constructions. N’est-il pas possible d’avoir des minima en terme d’équipements qui soient précisés dans ces mêmes PLU. M Chamussy indique qu’il faut vérifier si cela est possible juridiquement et que c’est une piste à explorer.
De même, est-il possible que, pour ce qui concerne les écoles (superficies des cours, taille des cantines, surface salles de classes), des normes claires soient fixées, par exemple dans le PLU. Les membres du collectifs font remarquer que, au niveau national, il n’existe que des recommandations de l’éducation nationale mais aucune norme.

Un échange a lieu sur la question des rythmes scolaires. Le collectif indique ne pas être contre la réforme des rythmes scolaires, mais précise que la qualité du périscolaire reste très inégale entre les écoles et bien trop dépendante du référent et des animateurs. Et qu’à certains endroits les choses ne se passent pas très bien, alors qu’à d’autres endroits les choses se passent très bien. Une vraie concertation est demandée. M. Chamussy, rappelle que la loi s’impose à toutes les communes et que si sa liste est élue, il reverra l’application de la réforme sur Grenoble, mais pas pour la rentrée 2014 car cela est matériellement impossible. Il estime qu’il faut une bonne année de concertation pour le faire correctement.

Sur la problématique du collège M. Chamussy indique qu’il plutôt favorable à des établissements d’excellence mais qu’il est clairement défavorable à une re-sectorisation de la CSI qui serait poussée d’après lui par une liste concurrente. A cela le collectif rappelle que la CSI, sans être re-sectorisée, peut être déplacée puisque comme nous l’indique le CG, lorsqu’il indique refuser la construction d’un nouvel établissement, il y a de la place ailleurs dans la ville.M. Chamussyindique , que pour répondre à la problématique, il faut décider d’un nouvel équipement sur le secteur nord-ouest. A ce sujet, il fait le lien avec le passage à la métropole où il souhaite que, en plus des compétences obligatoires, certaines compétences optionnelles soient prises en charge comme par exemple la gestion des lycées et collèges.
Cela permettrait d’avoir un interlocuteur unique sur la problématique éducative sans jeu de « ping-pong » entre les différents intervenants. De par l’expérience récente pour le collège, les membres du collectifs pensent que cette proposition permettrait de simplifier les relations avec les différentes institutions (la ville, le conseil général et l’éducation nationale).

Le collectif a rencontré la liste Croire en Grenoble, mais il est tout à fait prêt à répondre à toute invitation des différentes listes se présentant aux prochaines élections.

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