Retour sur la réunion au Conseil Général du 24 février 2014

La réunion du 24 février a été riche d’enseignement, est-ce dans le bon sens ? Revenons sur ces éléments.

Concertation ou pas concertation : le retour du retour

Les parents d’élèves aurait dû éviter de prendre une journée de congé pour aller à la réunion de concertation avec le Conseil Général : il suffisait de lire GreNews du même jour pour connaître l’issue de la réunion. Le nouveau recteur, lors de sa conférence de presse, a donné les grandes lignes : on ne touche pas à la Cité Scolaire Internationale (CSI) et pas de nouveau collège. Nous avions pris l’habitude de recevoir ces nouvelles juste après les réunions (voir ici et ), maintenant c’est en même temps. La prochaine fois, ce sera certainement avant !

Cité Scolaire Internationale : c’est tabou

Alors que nous pensions aborder une concertation sans tabou, que Mme Lesko (Directrice Administratrice des Services de l’Education Nationale) avait admis que si elle tenait à l’unité de la CSI, son emplacement était du ressort du Conseil Général, en introduction M. Colomb Bouvard nous indique clairement le contraire. Le nouveau recteur a décidé qu‘il ne fallait pas toucher à la CSI. Il semblerait que les politiques n’aient rien à dire face à l’éducation nationale, ainsi après « 32 enfants pas classes : c’est l’EN qui décide » puis pour la réforme des rythmes scolaires « Classe le samedi ? L’EN ne veut pas : ce sera le mercredi », nous avons eu droit à un nouveau registre : « Inclure la CSI dans la resectorisation? Non : le recteur ne veux pas ! ».

Nouveau collège : également tabou

La création d’un nouveau collège au nord-ouest de Grenoble était une hypothèse de travail. La mairie nous avait même finalement avoué que des réserves avaient été prise pour cette construction. Cette porte également se referme : « Il n’y aura pas de nouveau collège » nous a indiqué M. Colomb Bouvard. Avec pour réponse, les mêmes que l’année dernière : trop cher, il y a plein de place vide dans les collèges de l’agglo. Même si nous sommes conscients que l’argent publique doit être dépensé avec parcimonie, il faudrait que l’on nous explique quelques éléments. Comme par exemple pourquoi le collège des Saules est détruit pour être reconstruit à quelques centaines de mettre dans un secteur où, selon le Conseil Général, il y a près de 700 places vides ?

Une concertation élargie à l’Y grenoblois

La concertation devait initialement concerner le nord de Grenoble, nous apprenons qu’il s’agit maintenant de l’Y Grenoblois, c’est à dire de Fontaine et Saint Martin Le Vinoux, jusqu’à Meylan.

Pourquoi cet élargissement ? Nous voyons deux réponses à cela.

La solution Aimé Césaire n’est effectivement pas viable

Au cours des premières discussions, il était prévu que la resectorisation de Fantin Latour, se fasse sur Aimé Césaire. Nous avions montré qu’à moyen terme, cette resectorisation n’était pas viable (voir Effectif et capacité des Collèges de Grenoble en 2014). Du coup, le seul endroit pour caser les collégiens n’ayant pas de place à Fantin Latour est Fontaine.

Le collège de Saint Martin Le Vinoux permettra d’accueillir les collégiens de la Presqu’île. Le Conseil Général a tout prévu : il y a aura une passerelle pour qu’ils puissent traverser. Les parents sont rassurés : leurs enfants ne seront pas obligés de prendre les avirons ou de s’y rendre à la nage. Mais ne doutons pas qu’il y aura un couloir vélo.

De plus, comme les collèges Stendhal et Champollion sont pleins, le collège de Meylan fait son entrée dans la concertation … Futurs habitants du quartier Flaubert : regardez bien la carte pour connaître l’école et le collège de vos enfants !

Il faudra que nous mettions à jour notre simulateur pour prendre en compte ces changements. Peut-être allons nous ajouter le collège de Chirens, il y a également plein de place !

Une manière de nous éjecter ?

L’élargissement de la concertation implique d’une part la présence de nouveaux interlocuteurs: les représentants (parents et principaux) des collèges concernés et, d’autre part, une réflexion au niveau de l’agglomération. Ainsi la tendance à vouloir discuter avec les fédérations va certainement se poursuivre, jusqu’à nous exclure de cette concertation ?

De plus, les fédérations ayant une vision très globale des choses ne sont pas forcément au fait des spécificités locales :

  • En effet, leurs représentants habitent pour la plupart en dehors de Grenoble, dès lors l’aspect proximité n’a pas la même signification que pour des citadins. Car en campagne, prendre le bus pour aller au collège le plus proche est obligatoire et donc déjà une réalité.
  • Sur l’aspect de l’utilisation optimum des moyens publics, il se trouve qu’en dehors de la réunion, l’un d’entre eux nous a confirmé “qu’on ne pouvait effectivement pas dépenser l’argent public pour construire un collège alors qu’il y a plein de place ailleurs.”. Si ce n’est effectivement pas possible, et que la mixité est mise en avant pour justifier des resectorisations vers les collèges sous utilisés, cela doit se faire avec le même souci de mixité sur tout le secteur, et tous les établissements doivent être inclus dans la discussion, y compris ceux dérogatoires à la carte scolaire

Toujours les mêmes motivations !

Des choix ont été fait par les politiques dans le passé récent ou plus lointain. Nous demandons simplement à ceux-ci d’assumer leurs choix. Nos enfants ne doivent pas assumer les choix des politiques.

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