Communiqué de presse : « Après les boîtes à sardines, non à la migration des sardines ! », 12 dec. 2014

Après les boîtes à sardines,

non à la migration des sardines !

 

Pendant des années, les parents des écoles du secteur 1 de Grenoble, ont interpellé sans relâche la municipalité de Grenoble pour les alerter sur la montée inexorable des effectifs scolaires et sur les conditions inacceptables qui en découlaient dans les écoles (cour de récréation et cantines trop petites, locaux exigus et inadaptés, bruit, difficulté d’organisation des activités périscolaires, etc.). Ces interpellations n’ont jamais été entendues par l’ancienne municipalité et la direction éducation jeunesse qui, pour seule réponse, se retranchaient derrières des études prospectives qui annonçaient, bien évidemment, une baisse imminente des effectifs. Mais, nul besoin d’être un expert en statistiques pour s’apercevoir que ces études ne pouvaient être que fausses, et pour cause, les données d’entrée étaient erronées ou partielles. Pourtant, ces études étaient les bienvenues car elles permettaient d’éviter la construction d’une école. A la place, l’ancienne municipalité a préféré notamment construire une halle de tennis et une énième salle de spectacle dont la nécessité n’était pas si évidente comme l’a souligné le récent audit interne effectué par les services de la mairie de Grenoble.

Aujourd’hui, ce qui devait arriver est arrivé. A la rentrée prochaine, pas moins d’un enfant sur deux du périmètre de l’école Nicolas Chorier, entrant en CP, ne pourra pas y être scolarisé, l’école étant saturée. Les enfants refusés à l’entrée seront réorientés vers une autre école située, pour certains, à un kilomètre de leur domicile. Adieu camarades de maternelle et bonjour à la voiture ou aux transports en communs. Venez habiter en ville pour la proximité, qu’ils disaient ! Après les boîtes à sardines, on nous impose maintenant la migration des sardines.

La nouvelle municipalité n’est bien évidemment pas responsable de cette situation qui résulte des années d’inaction coupable des anciens élus. Elle a même, chose inédite, communiqué aux parents les données relatives aux effectifs scolaires qui démontrent que l’augmentation des effectifs est prévue jusqu’en 2020. Cependant, malgré une bonne volonté affichée, elle n’a toujours pas acté de la construction d’une nouvelle école sur le secteur 1. Construction qui ne semble pas recueillir l’unanimité au sein de la mairie. Certains lui préféreraient encore et toujours l’installation de nouvelles salles de classe dans des écoles déjà surpeuplées, en attendant que ça passe… Toujours ce fameux mythe de la baisse imminente des effectifs !

De même, sommes-nous toujours dans le cadre des objectifs affichés par la municipalité de retrouver des écoles à taille humaine avec des locaux permettant un fonctionnement normal, c’est-à-dire une salle polyvalente pour 5 classes et des équipements annexes (cantines, cours de récréation, sanitaires, etc.) en rapport avec le nombre d’élèves ?

Malheureusement, il n’est plus le temps de l’hésitation… Combien de générations d’enfants faudra-t-il sacrifier, entasser dans des écoles, pour enfin reconnaître la nécessité d’une nouvelle école sur le secteur ? Les écoles étaient la priorité de la municipalité pendant la campagne, il est grand temps qu’elle le devienne sur le terrain.

Le collectif Ecoles et Collège de proximité,
le conseil local FCPE de l’école Anthoard,
le conseil local FCPE de l’école Ampère/Buffon.
le conseil local FCPE de l’école Nicolas Chorier,
les délégués de l’école primaire Ampère

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