Compte-Rendu réunion du 14 janvier 2015 sur les prospectives des effectifs scolaires

Suite à l’invitation de Fabien Malbet faite lors de la réunion publique sur les effectifs scolaires du secteur 1 le 10 novembre 2014 et réitéré par mail, plusieurs membres du collectif ont participé à cette réunion de travail. Cet article est le compte-rendu de cette réunion.

Présents :

  • Ville de Grenoble : Fabien Malbet (adjoint aux écoles), Mme Olanié (responsable des prospectives sur les effectifs scolaires à la mairie),
  • Cabinet OPERIS : M. Khosravi
  • Collectif : Olivier Bourrion (conseil local FCPE Anthoard), Jérôme Martin (conseil  local FCPE Ampère/Buffon), Jacob Lamblin (conseil local FCPE Nicolas Chorier).

Ordre du jour :

  1. Explication de la méthode et du modèle OPERIS appliqués au secteur 1 sud.
  2. Discussion pour arriver à la meilleure estimation possible du nombre de classes supplémentaires nécessaires.
  3. État des lieux sur les locaux.
  4. Exposé des quatre scénarii actuellement étudiés

1. Explication de la méthode

M. Khosravi nous explique que c’est une méthode pragmatique qui résulte de nombreuses années d’expériences sur ce genre d’études. Elle utilise des données des années précédentes concernant le secteur (naissances, effectifs scolaires, nouveaux logements).

M. Khosravi propose de nous expliquer la méthode en l’illustrant avec les résultats concernant le secteur 1 sud (écoles Ampère, Anthoard, Buffon, Diderot, Chorier, Vallier). En effet, le cabinet OPERIS vient de réaliser une mise à jour de l’étude faite le 7 avril 2014 (à la demande de l’ancienne municipalité).

Cette mise à jour concerne spécifiquement le secteur 1 sud et inclut tous les nouveaux logements prévus jusqu’en 2020 (connus à ce jour) dont certains avaient été oubliés l’année dernière. Les effectifs de cette année, consolidés en décembre, ont aussi été utilisés (18% de logements supplémentaires ont été injectés dans le modèle, soit 88).

Cela dit, les conclusions restent à peu près les mêmes.

Avant de passer à la méthode proprement dite, quelques constats :

  • A la rentrée 2014, il y a eu une baisse des effectifs en petite section sur le secteur 1 sud : 233 à comparer avec 286 l’année précédente.  Selon M.  Khosravi, Cette baisse, surtout située sur Buffon, n’est pas expliquée par une évolution de la natalité car il n’y avait pas eu de baisse de natalité en 2011 (source INSEE), ni par le passage d’enfants vers le privé (seulement 7 en plus à St Bruno cette année par rapport à l’année dernière). En regardant les données de plus près, il semble que c’était plutôt l’année dernière qu’il y avait eu un pic dans les effectifs car la moyenne des années précédentes est plutôt autour de 250. De plus, un pic de naissances a bien été observé à Grenoble en 2010 (au niveau de la ville entière).  Malheureusement, les données de natalité pour 2010 par secteur (données par IRIS) ne sont pas communiquées par l’INSEE ( il en va de même pour l’année  2009). Il est donc difficile de conclure.
  • Le taux de scolarisation dans le public en petite section  (rapport entre le nombre d’entrées en PS et le nombre de naissances 3 ans avant) est de 70%.  C’est un taux qui est relativement stable et homogène. Sur Grenoble, il est 72% +/- 1% (en fait, sur 10 ans, le taux est en légère hausse, de 70% à 73%).
  • Les effectifs augmentent régulièrement depuis 10 ans. Cette augmentation sur Grenoble pourrait être expliquée par l’augmentation du nombre de femmes entre 20 et 40 ans.
  • Il y a en revanche une stabilisation des naissances sur la ville et encore plus sur secteur 1.

Pour réaliser les prospectives, OPERIS s’appuient donc :

  • sur le nombre de naissances réel (source INSEE, lorsque le découpage IRIS ne correspond pas aux périmètres scolaires, les contributions de chaque IRIS dans les périmètres scolaires sont recalculés au prorata des populations. Par exemple l’IRIS 301, correspondant à Bouchayer est présent à 25% sur l’école Ampère)
  • les effectifs scolaires par niveau
  • les taux de passage au niveau supérieur (on parle de « montée pédagogique »)
  • les nouveaux logements.

Pour la montée pédagogique, l’estimation est faite avec une moyenne sur les 4 dernières années pour chaque niveau et chaque école. Lorsqu’un chiffre s’écarte trop des autres, il est exclu. Finalement, le taux de passage apparent (TPA) est très proche de 1, sauf pour le passage du CP au CE1 où il est légèrement inférieur. Cela pourrait être expliqué par des redoublements ou des sauts de classe. ⇒ Se renseigner sur les pratiques pédagogiques.

Concernant les nouveaux logements, il y aurait 477 logements sur le secteur jusqu’à 2020 (au lieu de 389 considérés dans la précédente étude).  En plus, des permis de construire déposés et des programmes connus, OPERIS considère un certain nombre de logements supplémentaires pour tenir compte des petits programmes qui pourraient émerger (notés « diffus » dans les présentations). Pour 100 logements, OPERIS considère qu’il y aura en moyenne 9 enfants en maternelle et 11 enfants en élémentaire, ce qui correspond aux chiffres estimés par le collectif. Aujourd’hui, à Grenoble, on constate plutôt 15 enfants pour 100 logements mais dans le neuf, c’est 17 ou 18 en moyenne. Par exemple, c’est 17 à Blanche Monnier, 26 à Caserne de Bonne. A priori, 20 devrait donc être proche de la réalité. OPERIS ajoute, en plus, 5 enfants entre 0 et 2 ans pour 100 logements. Au final, les nouveaux logements vont donc amener 100 à 120 enfants sur le secteur 1 sud à l’horizon 2020.

Petite remarque, un questionnement reste sur la possibilité d’occuper plus les logements vacants (8% à Grenoble, alors que c’est plutôt de l’ordre de 5% ailleurs) et faire ainsi croître les effectifs scolaires. Le risque apparaît limité car il semble que ce taux élevé de logements vacants n’est pas lié au manque de demandeurs, mais du fait d’un taux élevé d’insalubrités des logements.

Nous attirons également l’attention sur le fait que des terrains vierges sont encore disponibles sur Bouchayer pouvant amener des dizaines de nouveaux enfants.

Conclusion : les effectifs vont continuer à augmenter pendant quelques années. Ils devraient se stabiliser en 2017 pour la maternelle et en 2020 en élémentaire. Pas de baisse prévue…

2) Prospectives en terme de nombre de classes

Pour estimer le nombre de classes nécessaires, 30 enfants/classe sont considérés pour la maternelle et 26,5 enfants par classe pour l’élémentaire. Ces chiffres sont volontairement inférieurs aux seuils d’ouvertures de classe de l’académie (32 et 27,5) car une école n’est jamais remplie à 100%.

Il en ressort que d’ici 2022, il manquera  sur l’ensemble du secteur 1 classe de maternelle (à partir de 2017) et 7 classes en élémentaire (3 en 2016, 1 en 2017, 1 en 2018, 1 en 2019, 1 en 2020).

Malheureusement, il n’est pas possible de faire une étude par périmètre d’école existante (notamment à cause du nombre de réorientations ou dérogations qui ne sont pas tous connus, ces données ne sont collectées que depuis deux ans).

3) État des lieux sur les locaux des écoles du secteur 1 sud

Mme Olanié nous a communiqué les résultats du recensement des locaux (incluant les salles de classe, d’activités, les bureaux, les cantines, etc…) en terme de nombre de salles et de surfaces. Ce recensement a été fait très précisément avec un technicien du service des bâtiments et a permis l’édition de plans de capacité et d’occupation.

A partir de ces chiffres, nous tombons d’accord sur le nombre « idéal » de classe par école élémentaire (dans l’état actuel et en tenant compte des spécificités):

Ampère élémentaire = 11, Anthoard = 15, Vallier = 10, Chorier élémentaire = 6

Par conséquent, les besoins en nouvelles salles de classe sont de 7, soit 1 maternelle et 6 élémentaires (en effet, aux 7 nécessaires pour la montée des effectifs, il faut en ajouter 2  pour tenir compte du fait que Anthoard et Chorier ont une classe de trop actuellement et en enlever 3 qui sont disponibles à Vallier).

Mme Olanié attire notre attention sur le fait qu’il faut que la répartition entre école maternelle et école élémentaire pour qu’un groupe scolaire soit homogène.

4) Scenarii

Les scenarii seront présentés lors d’une réunion publique début mars pour récolter les avis/idées des habitants et parents. Un bémol, les études ne seront pas encore terminées, surtout en ce qui concerne le chiffrage précis, car les services sont débordés. Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir tous les chiffres pour avancer et décider du scénario retenu.

4 scenarii (deux extensions de locaux existants, deux nouveaux sites) :

  1. Greta
    Surface suffisante pour 7 classes.  Problèmes identifiés :

    1. coût (foncier, destruction, construction),
    2. localisation pas idéale car les besoins sont plus au nord.
    3. Délais élevés (5 à 6 ans) pour un chantier de cette nature
  2. Ancienne école privée St Bruno
    A priori, acquisition rapide possible mais travaux de rénovation nécessaire (4 ans de délai). Problèmes :

    1. 5 classes maxi, locaux trop petits pour faire à la fois une école élémentaire et une école maternelle,
    2. Proximité immédiate des écoles Berriat et Anthoard → revient à concentrer les élèves dans le secteur
    3. Il faudrait trouver autre chose pour compléter élémentaire/primaire
  3. Extensions des écoles Ampère/Buffon.
    Plus rapide et moins coûteux mais Ampère deviendrait une très grosse école à 16 ou 17 classes. En plus, la localisation ne serait pas idéale car proximité de Vallier. Enfin, à plusieurs reprises, le conseil d’école s’est prononcé contre un agrandissement de l’école.
  4. Extension de l’école Diderot avec la construction d’une école élémentaire de 5 classes à côté pour la constitution d’un groupe scolaire. Avantages : le terrain appartient déjà à la ville, la localisation correspond un peu mieux aux besoins, cela résoudrait notamment le problème d’une grosse partie des familles qui doivent faire le trajet entre Diderot et Anthoard, il y aussi les futurs logements sur le site de A. Raymond. Bémol : l’élémentaire Diderot ne permettrait pas d’absorber tous les enfants issus de la maternelle, une partie continuerait à aller à Anthoard.

Les autres lieux proposés par les parents posent problème soit pour des raisons de pollution (A. Raymond, anciens ateliers automobiles rue de New-york), soit car les terrains ne sont pas à vendre ou trop petits. Pour A. Raymond, il est également mentionné la volonté de diminuer le nombre de logements mais, comme des logements pour personnes âgées sont prévus, il n’est pas possible de jouer sur les 2 tableaux.

A noter que la mairie envisage aussi la construction d’une nouvelle école sur le secteur 2, pour décharger l’école Lucie Aubrac, mais qui pourrait aussi accueillir des enfants du périmètre de Chorier.

Enfin, dans tous les cas, il sera nécessaire d’installer des modulaires à Ampère temporairement pour accueillir les enfants avant la livraison des nouvelles classes.

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2 réponses à Compte-Rendu réunion du 14 janvier 2015 sur les prospectives des effectifs scolaires

  1. Grégoire Charlot dit :

    Une question importante pour un petit nombre de famille : il y a des
    secteurs de la ville qui ne dépendent pas de la même école pour
    la maternelle et l’élémentaire. Cette situation doit être amenée à disparaître
    le plus rapidement possible. Quand on a deux ou trois enfants (ou plus)
    c’est franchement un casse-tête !

  2. Ping : Re-sectorisation de Chorier- Construction d’une écoles ? | FCPE chorier

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