Compte rendu réunion prospectives scolaires du 4 mars 2015

Cet article est le compte-rendu de la réunion du 4 mars organisée par la ville concernant les prospectives scolaires sur le secteur 1 sud.

Il a été réalisé par les conseils locaux FCPE d’Ampère/Buffon, Anthoard, Chorier.

Présents:

  • Parents délégués d’Ampère, Anthoard, Buffon, Chorier et Diderot
  • Les directeurs/directrices ou enseignants des écoles ci-dessus
  • Les inspectrices de circonscription (Grenoble-1 et Grenoble-2)
  • Les services de la ville (direction éducation jeunesse, bâtiments)
  • La directrice générale adjointe en charge de l’éducation jeunesse, sport, culture
  • Les conseillers municipaux : M. Bouillon, F Malbet, S Yassia.
  • Le président de l’union de quartier Berriat

Les transparents projetés nous ont été transmis la veille de la réunion, ils sont consultables par ce lien. La prise de note ci-dessous constitue donc un complément à cette réunion.

La réunion commence par un rappel des enjeux. Le besoin correspond à la construction de 1 salle de classe pour maternelle et 5 salles de classe pour élémentaire. Ce chiffre est issu des prospectives faites par OPERIS et discutée avec les représentants des parents. Il y consensus sur l’estimation des besoins. Le point crucial reste les délais car dès 2018, toutes les écoles actuelles devraient saturer.

La deuxième et plus importante partie de la réunion a consisté en la présentation des différents scénarios, le but étant pour la ville de dégager une ou deux priorités à étudier finement, les services étant engorgé par le grand nombre d’études en cours (beaucoup d’extension de capacité sont nécessaires sur l’ensemble de la ville).
Il est rappelé que les délais suivants sont courants:

  • Pour une extension d’une école existante
    • 2 à 3 ans si la maîtrise d’oeuvre est faite par les services de la ville
    • 3 à 4 ans pour une maîtrise d’oeuvre externalisée
  • Pour la création d’une nouvelle école : de 5 à 6 ans

Suite à la question d’un parent sur le délai qui semble énorme entre la décision et la livraison, les services expliquent qu’une part, une bonne part du délai n’est pas du au chantier lui même (ce qui se voit), mais aux études et contraintes administratives liés aux dépenses publiques. Un exemple de planning pour la création d’une école de 14 à 16 classes est donné :

  • Étude préalable → 10 à 11 mois
  • Concours de maîtrise d’oeuvre (obligatoire pour toute réalisation >2M€) → 6 mois
  • Avant projets sommaires et détaillés + dossier de consultation en entreprise (une vingtaine de lots à constituer) → 15 mois
  • Consultation des entreprises → 6 mois
  • Démolition (si nécessaire) → quelques mois
  • Chantier → 12 mois
  • Délai entre livraison de l’école et rentrée suivante → jusqu’à 6 mois

Pour chaque scénario présentés, les conditions de chantier ont été prises en compte (chantier en école occupée ou pas, accessibilité du quartier, …), le coût des chantiers. Ce dernier n’est pas le résultat d’une étude (du fait de l’engorgement des service) mais a été fait par estimation via un ratio coût par m^2. A noter que les scénarios de création d’une nouvelle école (comme par exemple au Greta) ont un coût prohibitif dû en particulier à la nécessité d’une solution intermédiaire longue. Les scénarios présentés ont été pensé pour prévoir un ratio de 66% entre les écoles maternelles (3 ans) et élémentaires (5 ans).
Une explication est également faite sur les sites qui ont été exclus.

A l’issue de la présentation, un certain nombre de points et questions sont levés :

  • F. Malbet rappelle que depuis cette année le budget est séparé en 2 : un budget extension (nouvelles classes/nouvelles écoles) de 1.5M€ et un budget amélioration/entretien 1.8M€.
  • Pourquoi des solutions avec Vallier ne sont pas présentées ?
    Réponse : Suite à la resectorisation partielle de Chorier, la capacité de la maternelle est limitée et entraînerait dans un avenir proche un saturation de l’élémentaire. Le groupe scolaire est bien proportionné avec 5 maternelles et, à terme, 9 classes d’élémentaire (plus la classe pour l’inclusion scolaire – CLIS)
  • Pourquoi les coûts et délais pour Saint Bruno sont aussi importants ?
    Réponse : Beaucoup de choses sont à mettre en conformité. L’antériorité de l’école par rapport aux nouvelles règles n’imposait pas à l’ancien propriétaire de faire ces mises en conformité. Le changement de propriétaire les rendent obligatoires.
    De plus, selon les scénarios, il y aura 4 ou 5 classes. Pour 4 classes, un simple ré-aménagement est nécessaire. Dans le cas de 5 classes, il faut faire une modification de la structure impliquant de nouvelles règles (comme par exemple l’installation d’un ascenseur)
  • Dans les scénarios proposés, l’agrandissement de l’école Buffon apportera également la création d’une nouvelle cantine demandée depuis 4 ans par les parents. Si ce n’est pas ce scénario qui est pris, quid de la cantine de Buffon ?
    Réponse : cette cantine fait partie du budget “amélioration”, elle est prioritaire mais pas cette année. Cette année, le budget est prévu pour le changement de chaudière dans 3 écoles et la réparation du toit d’une autre.
  • L’école Diderot est proche de l’autoroute : existe-t-il des règles concernant la polution ?
    Réponse : Il n’existe pas de règle au delà d’une certaine distance, ce qui est le cas pour Diderot. La situation est d’ailleurs pire à Anthoard compte tenu des bâtiments autour.
  • Si l’agrandissement de Diderot se fait sur sur le terrain de sport, avez-vous prévu de les recréer ailleurs ?
  • Envisagez-vous de faire une entrée de Diderot dans une rue plus calme ?
    Réponse : c’est à étudier selon les modalités de l’extension. Il y aura un retour avec les habitants et l’école pendant les phases de programmation ou d’avant projet.
  • Pourquoi présentez-vous un projet de construction d’école sur 4 ou 5 ans alors qu’il n’a fallu 3 ans pour Verderet?
    Réponse : en fait c’est 4 (une partie des études n’avaient pas été compté) de plus les réglementations ont changé
  • Pourquoi l’école Ampère est la seule à accueillir les modulaires pendant la phase transitoire ?
    Réponse : la cour d’Ampère est grande et la seule a être plus grande que les recommandations de l’Education Nationale (commentaire de la salle : la seule a avoir une “vraie cour”). Il s’agit de mettre des modulaires et non des algécos qui se posent et se démontent en 3 jours. A Lucie Aubrac, 2 classes ont été installées (2 supplémentaires le seront en étage) pour une prise au sol de 120m2.
    Commentaire de la salle : il faut également ajouter une extension de la cantine : qui va encore amputer la cour. La situation sera pire qu’à Anthoard !
  • Pourquoi avoir éliminé un scénario sur A. Raymond sur une pollution contestable ?
    Réponse : la proposition est ajoutée dans le tableau comparatif

En fin de réunion, un tableau comparatif des différents scénarios est rempli par les participants. En résumé, il en ressort que :

  • Les scénarios 1, 2A 2B et le scénario A. Raymond sont écartés pour plusieurs raisons (coût, complexité des périmètres scolaires), mais aussi du fait que la solution temporaire impose l’utilisation de la cour de l’école Ampère pour la pose de modulaire, ainsi qu’une extension de sa capacité de restaurant scolaire qui elle aussi empiéterait sur la cour.
    Le scénario 3 est écarté car il ne répond pas à la recommandation des élus de diminuer la taille de école, répond moyennement au périmètre scolaire et serait un chantier très compliqué
  • Le scénario 4 : Diderot 8 classes (1 par niveau de PS → CM2) + école St Bruno transformée en maternelle de 4 classes) est celle qui est retenue, car la solution temporaire se ferait en dehors des écoles et que le restaurant scolaire, moyennant une adaptation pourrait accueillir le surcroît d’effectif pendant la période transitoire. Les groupes scolaires seraient bien répartis sur le secteur. Enfin il permettrait une simplification de la vie des familles (Diderot devenant un groupe scolaire indépendant d’Anthoard), l’école Anthoard serait alors alimentées par les maternelles Berriat et St Bruno

Ainsi le scénario 4 est privilégié, le 2A arrive en seconde position. Les autres scénarios restent en cas de problème sur les deux premiers scénarios, en particulier l’incertitude sur l’achat de l’école Saint Bruno. F. Malbet indique que les services reviendront discuter avec les parents et les habitants lorsque la solution aura été étudiée plus en détails en particulier suite aux discussions plus concrètes avec les propriétaires de l’école Saint Bruno.

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