Position des candidats sur la question des collèges

En cette période d’entre-deux-tours, nous avons jugé utile de rappeler les positions sur la question des collèges des différents groupes qualifiés pour le second tour sur les cantons de la ville de Grenoble. Pour cela, nous nous basons sur les discours tenus pendant le débat organisé par notre collectif et sur les articles parus dans le Dauphiné Libéré.

Commençons par la majorité sortante, le PS et ses alliés. Après avoir d’abord dit que notre prospective était exagérée, les candidats ont finalement rejoint notre diagnostic sur la montée des effectifs.
En revanche, aucune solution précise n’a été apportée à ce problème. Si les candidats se sont bien engagés sur la construction d’un nouveau collège à Grenoble, il viendrait en fait en remplacement du collège Lucie Aubrac.
Pour résoudre la saturation des collèges du Nord de la ville, ils proposent de déplacer les collégiens du Nord vers le Sud ou vers les communes voisines (Fontaine, Saint-Martin-le-Vinoux,…). Ce qui permettrait, selon eux, de résoudre en même temps le problème de mixité sociale auquel font face les collèges du sud. Une extension de collèges existants peut aussi être envisagée par concertation.
Enfin, ils ne sont plus opposés au principe de l’ouverture de la Cité Scolaire Internationale (CSI) à des élèves du secteur mais sans en préciser l’importance et les modalités.

En ce qui concerne les candidats du Rassemblement38, ils partagent le diagnostic de notre collectif.
D’une manière générale, ils croient aux collèges à taille humaine. Ils sont favorables à la construction d’un nouveau collège pour répondre à la montée des effectifs et pour garder un nombre d’élèves raisonnable par collège, le besoin étant plutôt au nord ouest de la ville. Un bémol sur cette construction est mis selon les finances du conseil départemental. Ils pensent que c’est un sujet qui doit être abordé en concertation.
Ils pensent aussi qu’il ne faut pas exclure de déplacer les collégiens vers les communes voisines même si la notion de proximité est importante à leurs yeux. Cela pourrait être le cas pour St-Martin-le-Vinoux où le collège est proche de Grenoble mais moins pour Fontaine car les collèges se situent au nord-ouest de Fontaine.
Enfin, ils se sont exprimés sur le fait que la CSI, en l’état actuel, était élitiste et contraire à leurs valeurs et à une “école pour tous”. Ils proposent de rediscuter les statuts de la CSI avec la possibilité éventuellement de répartir des classes internationales dans l’ensemble de la ville.

Enfin, les candidats UMP/UDI sont en accord avec notre étude mais estiment que le conseil départemental doit faire un audit.
Un nouveau collège est envisageable sur le secteur 1 si les finances le permettent. Ils estiment cependant que ce n’est pas la solution miracle.
La proximité est également un aspect important. Pour la qualité de l’éducation, il faut éviter les trajets trop longs. On ne peut pas comparer des temps de trajet dans le rural et en zone urbaine. Il y a des inconvénients à vivre en ville, il faut qu’il y ait aussi des avantages.
Pour la CSI, ils estiment qu’il y a actuellement 200 places libres et qu’elles doivent être ouvertes aux collégiens du secteur.

Quels que soient les résultats dimanche prochain, nous donnons rendez-vous aux prochains élus des cantons grenoblois et au nouveau1 vice-président en charge des collèges à l’issue de la nomination de l’éxécutif du conseil départemental.

1 : M. Collomb-Bouvard, actuel vice-président n’est pas candidat
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